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Le Tarot Divinatoire : Les Arcanes

Pour compléter un tirage, il peut parfois être utile de faire tirer au consultant un nombre égal d’arcane mineurs à ceux qui ont été tirés lors de la question.

Allant de l’As au Roi, les arcanes mineurs se distinguent en quatre familles, écho aux quatre couleurs des cartes traditionnelles:

La Coupe est le Cœur, le Bâton est le Carreau, le Denier est le Trèfle et l’Épée est le Pique. Les quatre figures survenant après le Dix, sont désormais familières: le Valet, le Cavalier, la Dame, et le Roi.

Afin d’interpréter les arcanes mineurs, il faut prendre en compte la famille de l’arcane, ainsi que son chiffre ou sa figure.

Les Familles d’arcanes :

– Les Coupes représentent tout ce qui vient du cœur: l’affectif, l’amour et les sentiments. Les Coupes guérissent les maux d’amour, consolent et soutiennent.

– Les Bâtons sont ceux sur lesquels on s’appuie pour se relever, ils nous accompagnent lors des grandes marches et des longues traversées, apportant avec eux l’innovation, l’action et la productivité.

– Les Deniers symbolisent le matériel, l’argent et les finances. Le commerce, les activités marchandes, la carrière professionnelle et autres transactions monétaires sont toutes reflétées dans les Deniers.

– Les Épées aiguisées sont les défenseurs, les arguments que l’on oppose et confronte. Symbole de lutte et de combat, les Épées annoncent fréquemment des obstacles à surmonter ou des difficultés à venir.

Les chiffres:

La symbolique des chiffres opère et vient compléter la famille de l’arcane tirée, en relation avec la question du consultant :

– L’As, le Un, celui par qui tout commence. L’As, quel qu’il soit marque un début, un nouveau commencement ou départ. Il est l’être qui foule, seul, la terre lors de son périple.

– Le Deux : Un et Un, en chiffres romains II, se dressent l’un contre l’autre, se défient et s’opposent. Le Deux est la dualité rivale, l’opposition bilatérale à laquelle il faut faire face. Le Deux se cambre et se courbe vers le ciel mais sa base, solidement ancré au sol, l’empêche de se tourner pleinement vers le spirituel qu’est le ciel.

– Le Trois : La dualité a été dépassée par ce chiffre impair, l’opposition est déséquilibrée. Le Trois apporte une évolution mouvante après l’immobilisme de la confrontation. Après l’opposition et l’attachement terrestre, le Trois s’arrondit également au niveau du sol: les considération matérialistes ont été dépassées dans une quête de spiritualité.

– Le Quatre : Nouvelle dualité, mais cette fois, elle est double. Deux paires d’unité se dressent et s’érigent comme fondations solides sur lesquelles s’appuyer pour se relever ou bâtir. Quatre est également une croix, l’arrivée à un croisement offre plusieurs choix possible et de nouveaux chemins s’ouvrent.

– Le Cinq : Le trait supérieur du Cinq est désormais attaché au ciel, et sa courbe surplombe la terre avec amour. Après l’exploration des chemins du Quatre, Cinq apporte un renouveau et une plénitude harmonieuse.

– Le Six : Une nouvelle dualité, cette fois-ci lourdement chargée par l’opposition de deux Trois. Le Six détaché du ciel et souhaitant revenir à la terre annonce un sacrifice à faire ou une ordalie imminente, nécessaire à la progression de l’individu.

– Le Sept : Après l’épreuve, une nouvelle spiritualité se fait jour, le Sept est maintenant ancré dans le ciel, mais il n’a que peu de contact avec la terre. Les forces célestes imprègnent le Sept qui présente lui aussi une croix ainsi qu’un nouvel éventail de choix.

– Le Huit : Courbes parfaites qui se croisent, et s’éloignent avant de se retrouver, le Huit est le chiffre de l’infini et du recommencement cyclique. Il aime le ciel et la terre et parvient à catalyser les deux forces avec harmonie.

– Le Neuf : Comme l’Œuf, la courbe s’est rouverte en direction de la terre: après l’harmonie totale avec les forces en mouvement, le Neuf préfigure une ouverture nouvelle et annonce un renouveau prochain.

– Le Dix : Accomplissement ultime, retour au commencement d’un nouveau cycle, le Neuf en spirale a trouvé sa forme parfaite: le Zéro, accompagné d’un nouveau I symbolise le début d’un nouveau cycle, mais tout en gardant l’expérience et acquise et l’évolution vécue depuis le Un initial.

Les Figures:

Au-delà du Dix apparaissent les figurent qui, ayant accompli un premier cycle, réapparaissent sous une forme nouvelle et poursuivent leur évolution numérologique.

– Le Valet : Tout juste sorti du nouvel l’Œuf qu’est le Dix, la Valet peut être insouciant, imprudent ou téméraire. C’est par son audace que s’initient de nouvelles transformations, mais de son manque d’expérience découle son manque de force. Souple et agile, il est aussi le héraut délivreur de messages.

– Le Cavalier : Plus entraîné, le Cavalier jouit d’une reconnaissance certaine de sa force. Lourdement armé, il protège aussi bien qu’il encaisse. La fougue de la jeunesse du Valet a été transformée par la force et l’accomplissement de la loyauté du Cavalier envers sa Dame et son Roi. Cependant, sa quête de la force l’a quelque peu éloigné de celle de la sagesse, aussi le Cavalier est-il plus une figure d’action que de réflexion.

– La Dame : La Dame est la figure féminine avec toutes ses représentations: amante, mère, épouse et femme libre, c’est à travers son harmonie que peuvent s’épanouir communication et compréhension. La Dame représente aussi les diverses périodes de la vie, et le consultant peut voir en elle sa propre famille, ou bien un élément de son passé.

– Le Roi : Dernière figure, incontestablement puissante et stable, le Roi représente l’autorité et le pouvoir. Le jeune Valet a certes vieilli, mais il a aussi mûri, et il est maintenant capable d’utiliser sa force puissante avec sagesse grâce à l’expérience qu’il a acquise au fil du temps et qui lui est unanimement reconnue.